Taux de rachat de credit
Lorsque, par les moyens dont je viens de parler, on se sera assuré de la salubrité du lieu où l'on doit bâtir une ville ; lorsqu'on aura choisi une contrée dont la fertilité soit en l'apport avec les besoins des habitants, lorsque le bon état des chemins, le voisinage avantageux d'une rivière ou d'un port de mer, ne donneront rien à craindre pour la facilité des transports nécessaires à l'approvisionnement de la ville, il faudra s'occuper des fondements des murs et des tours.
On devra creuser jusqu'à la partie solide, autant que semblera l'exiger l'importance de l'ouvrage ; prendre soin de donner aux fondements plus de largeur que les murailles qui doivent s'élever au-dessus, de terre, et n'employer pour la construction de ces fondations que la pierre la plus dure.
Les tours doivent être en saillie à l'extérieur, afin que si l'ennemi cherchait à escalader les murailles ; il présentât ses flancs découverts aux traits qu'on lui lancerait des tours placées à droite et à gauche.
Les tours doivent être en saillie à l'extérieur, afin que si l'ennemi cherchait à escalader les murailles ; il présentât ses flancs découverts aux traits qu'on lui lancerait des tours placées à droite et à gauche.
Il faut surtout veiller à ce qu'on ne puisse approcher qu'avec difficulté des murs pour les battre en brèche : il faudra donc les entourer de précipices, et faire en sorte que les chemins qui conduisent aux portes ne soient point directs, mais qu'ils obliquent à gauche ; par ce moyen les assiégeants présenteront à la muraille le flanc droit, qui n'est point couvert du bouclier. Le plan d'une ville de guerre ne doit ni représenter un carré, ni avoir des angles avancés ; il doit former simplement une enceinte qui permette de voir l'ennemi de plusieurs endroits à la fois : car les angles avancés ne conviennent point à la défense, et offrent plus d'avantages aux assiégeants qu'aux assiégés.
Quant à l'épaisseur des murailles, je pense qu'elle doit être telle que deux hommes armés venant à la rencontre l'un de l'autre, puissent passer sans difficulté.
Que dans cette épaisseur, des chevilles de bois d'olivier, formées d'une seule pièce et un peu brûlées, soient placées à des distances fort rapprochées, afin que les deux parements de la muraille joints ensemble par ces chevilles, comme par des clefs, aient une solidité qui défie les siècles.
Le bois ainsi préparé n'a à redouter ni les coups du bélier ni pourriture ni vermoulure, et, qu'il soit enfoncé dans la terre ou recouvert d'eau, il y reste, sans se corrompre, toujours propre à la main d'?uvre.
Cette pratique est excellente, non seulement pour les murs, mais encore pour les fondements. Toute autre muraille à laquelle on voudra donner l'épaisseur des remparts, gardera longtemps sa solidité par le moyen de cette liaison.

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