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L'architecture a pour objet l'ordonnance, que les Grecs appellent t?jiw, la disposition qu'ils nomment di?yesiw, l'eurythmie, la symétrie, la convenance et la distribution, à laquelle on donne en grec le nom d'oÞkonñmia.
L'ordonnance est la disposition convenable de chaque partie intérieure d'un bâtiment, et la conformité des proportions générales avec la symétrie.
Elle se règle par la quantité, en grec posñthw, qui est une mesure déterminée, d'après laquelle on établit les dimensions de l'ensemble d'un ouvrage et de chacune de ses parties.
La disposition est la situation avantageuse des différentes parties, leur grandeur appropriée aux usages auxquels elles sont destinées.
Les représentations de la disposition, en grec Þd¡ai sont : l'ichnographie, l'orthographie, la scénographie.L'ichnographie est le plan de l'édifice tracé en petit à l'aide de la règle et du compas, tel qu'il doit être sur l'emplacement qu'il occupera.
L'orthographie représente l'élévation de la façade ; c'en est la figure légèrement ombrée, avec les proportions que doit avoir l'édifice.
La scénographie est l'esquisse de la façade avec les côtés en perspective, toutes les lignes allant aboutir à un centre commun. Ces opérations sont le fruit de la méditation et de l'invention. La méditation est le travail d'un esprit actif, laborieux, vigilant, qui poursuit ses recherches avec plaisir. L'invention est la solution d'une difficulté, l'explication d'une chose nouvelle trouvée à force de réflexion.
Telles sont les parties nécessaires de la disposition.L'eurythmie est l'aspect agréable, l'heureuse harmonie des différentes parties de l'édifice.
Elle a lieu lorsque les parties ont de la justesse, que la hauteur répond à la largeur, la largeur à la longueur, l'ensemble aux lois de la symétrie.
La symétrie est la proportion qui règne entre toutes les parties de l'édifice, et le rapport de ces parties séparées avec l'ensemble, à cause de l'uniformité des mesures.
Dans le corps humain, le coude, le pied, la main, le doigt et les autres membres, offrent des rapports de grandeur ; ces mêmes rapports doivent se rencontrer dans toutes les parties d'un ouvrage.
Pour les édifices sacrés, par exemple, c'est le diamètre des colonnes ou un triglyphe qui sert de module ; dans une baliste, c'est le trou que les Grecs appellent perÛtrhton ; dans un navire, c'est l'espace qui se trouve entre deux rames, nommé en grec diphxaik®, C'est également d'après un des membres des autres ouvrages qu'on peut juger de la grandeur de toute l'oeuvre